lundi 15 octobre 2007

JOUR J+113. Sigiriyâ (jour 4)

4ème épisode des Aventures de Steph et Nath au Sri Lanka !

Et c'est un épisode particulièrement chargé...

Tout commence comme d'hab' vers 07h30, on quitte définitivement cet hôtel fort sympathique pour nous rendre à... Sigiriyâ. Alors là, la page d'histoire est super intéressante. C'est marrant parce que j'ai rien capté sur l'instant à ce qu'il nous racontait et c'est maintenant grâce à toi Lecteur, et grâce aux photos, que je découvre le site dans sa dimension historique. Quand on arrive à Sigiriyâ, la première chose qui nous frappe, c'est un rocher immense qui culmine à 370 mètres, planté dans la nature. La deuxième chose qui nous frappe, c'est quand le guide nous explique qu'il va falloir se cogner l'ascension en tongs ! :) Ah ça oui, des marches on en a bouffé... A tel point que les sri-lankais, qui ne reculent devant rien pour gratter des roupies, vous soutiennent par le bras ou vous poussent dans dos, comme si on avait 50 piges ! Pardon maman, comme si on avait 70 piges ! Moi il m'a pas tenu longtemps par le bras...


Pourquoi aller construire un truc tout la haut, me direz-vous... parenthèse historique : (pour ceux que ça saoule, vous pouvez mater les nichons juste en dessous et on se retrouve après la photo)

Vous vous souvenez la veille, on avait visité Arouna Bidule. 1ere capitale du Sri Lanka. Nous sommes aux environs de 500 après JC. Une banale querelle éclate entre les 2 fils du roi. Le cadet comme d'hab' qui fout sa merde, sauf qu'à l'époque, ils faisaient pas les choses à moitié : son père, le Roi, est emmuré vivant, et le frère aîné est expulsé en Inde. Rira bien qui rira l'dernier, ce-dernier menace de revenir un jour pour se venger. Le cadet, 'Kassapa' (comme le footballeur), un brin parano, cherche un endroit où aller se terrer. Il opte alors pour Sigiriyâ, appelée aussi 'Simhagîri', rocher du lion (on distingue une patte de lion dans une des photos du patchwork ci-dessus). L'endroit effectivement est quasi imprenable. Il va mettre 8 ans pour construire sa citadelle !!! Puis il va attendre son frangin pendant 18 ans, sur son perchoir. La Légende dit qu'il était entouré de 1000 courtisanes... il avait de quoi faire. Mais voilà, toutes les bonnes choses ont une fin, son frère est reviendu. Pas con l'aîné, plutôt que d'escalader le rocher, il monte un siège et attend tranquillou que son frère vienne l'implorer pour un quignon de riz. Bingo, 7 jours plus tard, le cadet était décapité, Sigiriyâ abandonnée, le pouvoir repartait à Aruna Machin...


Salut les pervers, on s'est bien rinçé l'oeil ?

Voilà donc la citadelle tout en haut du rocher, c'est immense, super impressionnant :

Vous voyez la piscine ci-dessus ? Vous voyez le lac à l'arrière plan ? Et bien l'eau était amenée via un système d'irrigation à 370 mètres de haut sans intervention humaine depuis le lac !! (me demandez pas comment...)

Dernière chose, lue sur Wikipédia, je me souvenais que les mecs là bas nous avait prévenus que parfois il pouvait y avoir "quelques abeilles", et puis ils nous ont montré des cages... sur le coup on a rien compris. Et voilà ce qu'on peut lire sur Wiki :

"Lorsque le visiteur se trouve sur la terrasse de la face ouest, il lui suffit de regarder en l'air, environ 70 mètres au-dessus, sur le côté ouest-nord-ouest de la paroi, pour voir d'énormes masses brunes collées à la paroi. Il s'agit d'essaims géants de frelons, dont le plus gros mesure plus de 7 mètres de haut sur 3 de large. De temps à autre, les frelons attaquent lorsqu'un visiteur grimpe la dernière partie du rocher. Une nuée de centaines de milliers d'insectes noircit le ciel et assaille les visiteurs d'où l'utilité des cages grillagées qui servent de refuges aux touristes et aux guides lors d'une telle attaque. Celles-ci sont assez fréquentes, mais aucun décès ni accident grave n'est jamais survenu depuis l'ouverture du site aux touristes.
Le gouvernement cinghalais, à plusieurs reprises, a tenté d'exterminer ces essaims. À grand renfort d'
insecticide et de répulsif, tous les essaims et les frelons furent détruits une première fois. L'année suivante, ceux-ci s'étaient reconstitués, encore plus gros et le nombre de frelons s'était accru d'autant. Et ceci deux années de suite. Depuis, les autorités ont décidé qu'il était inutile de tenter de déloger ces hôtes à la mauvaise réputation et que le mieux à faire était de les laisser tranquilles. Il fut alors décidé d'installer des cabanes grillagées pour protéger les visiteurs et les locaux en cas d'attaque.
La légende ne tarda pas à naître, les frelons sont considérés par les Cinghalais comme les gardiens de Sigirîya et lorsqu'ils attaquent c'est que ceux qui veulent monter ne sont pas les bienvenus."


Quelques abeilles...

Suite de la (grosse) journée, demain !

Steph
Posted by Picasa

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